Il a été élu président du MJS national le lundi 5 novembre 2007. Ce Week end des 2, 3 et 4 novembre s’est déroulé le congrès national du Mouvement des Jeunes Socialistes à Saint-Médard en Jalles près de Bordeaux, l’évènement a rassemblé 800 militants de toute la France pour voter les résolutions, l’orientation et les instances nationales du Mouvement.
Antoine Détourné, 25 ans, originaire du Pas-de-Calais et adhérent au groupe d’Arras à été élu nouveau président du MJS en succession à Razzye Hammadi avec plus de 92% des voix. Le texte "Debout la Gauche" a été approuvé quant à lui par plus de 90% des voix.
Antoine a grandi à Tincques (62127) dans une famille fortement ancrée à gauche, il s’est engagé en politique le 21 avril 2002 lorsque Lepen à grillé la politesse à Lionel Jospin, il a adhéré dans la même semaine au PS, au MJS et au syndicat étudiant UNEF En 2005 lors du congrès MJS de Paris, Razzye Hammadi, élu président du MJS, lui propose de devenir secrétaire national à la Formation, fraîchement diplômé de Sciences-po Paris il accepta.
Il a présenté avec son équipe au cours du congrès le nouveau Plan d’Action National (PAN) pour les deux ans à venir, c’est en quelque sorte les grande lignes de la politique qui sera mené par le MJS jusqu’au prochain congrès de 2009.
Le nouveau président souhaite « Construire à gauche une véritable opposition » tel est son leitmotiv. Il a déclaré « Participer à la refondation de la gauche et redevenir crédible. Pour cela, il faut arrêter les jeux tactiques, cela tue le PS. Les questions et les enjeux qui nous sont posés ne peuvent être résolus si nous n’avons pas un projet et un agenda communs. Travaillons. »
Charlie Hebdo et SOS Racisme lancent la pétition contre les tests ADN.
En instaurant des tests ADN pour prouver une filiation dans le cadre d'un regroupement familial, l'amendement Mariani, adopté par l'Assemblée Nationale, fait entrer la génétique dans l'ère d'une utilisation non plus simplement médicale et judiciaire mais dorénavant dévolue au contrôle étatique. Cette nouvelle donne pose trois séries de problèmes fondamentaux.
Tout d'abord, des problèmes d'ordre éthique. En effet, l'utilisation de tests ADN pour savoir si un enfant peut venir ou non rejoindre un parent en France pose d'emblée cette question : depuis quand la génétique va t'elle décider de qui a le droit ou non de s'établir sur un territoire ? Au-delà, depuis quand une famille devrait-elle se définir en termes génétiques ? Sont pères ou mères les personnes qui apportent amour, soin et éducation à ceux et celles qu'ils reconnaissent comme étant leurs enfants.
Ensuite, cet amendement fait voler en éclats le consensus précieux de la loi bioéthique qui éloignait les utilisations de la génétique contraires à notre idée de la civilisation et de la liberté.
Enfin, cet amendement s'inscrit dans un contexte de suspicion généralisée et récurrente envers les étrangers qui en vient désormais à menacer le vivre ensemble. Car tout le monde s'accorde à dire que la fraude au regroupement familial ne peut être que marginale au regard des chiffres d'enfants annuellement concernés et au regard de l'absence de raison substantielle qu'il y aurait à frauder dans ce domaine. En effet, quelle étrange raison pousserait les immigrés à faire venir massivement dans notre pays des enfants qu'ils sauraient ne pas être les leurs ? Autrement dit, l'amendement instaurant les tests ADN n'a pas pour fonction de lutter contre une fraude hypothétique mais bien de participer à cette vision des immigrés que nous récusons avec force.
Nous sommes donc face à un amendement qui, sur les plans éthique, scientifique et du vivre ensemble introduit des changements profondément négatifs. C'est pourquoi, nous, signataires de cette pétition, appelons le Président de la République et le Gouvernement à retirer cette disposition, sous peine de contribuer, en introduisant l'idée que l'on pourrait apporter une réponse biologique à une question politique, à briser durablement les conditions d'un débat démocratique, serein et constructif sur les questions liées à l'immigration.
La critique du président Sarkozy devient-elle un jeu dangereux? La semaine dernière, dans la nuit de mercredi à jeudi, trois étudiants de La Rochelle, membres du syndicat étudiant Unef, ont été arrêtés et entendus par la police. Leur crime? Avoir collé une affiche montrant un Nicolas Sarkozy faisant un doigt d’honneur. Il s’agit de la nouvelle campagne d’affichage du syndicat étudiant de gauche. Les trois jeunes, relâchés dans la nuit, ont été entendus dans le cadre d'une enquête sur la base d’outrage et de dégradation légère, transmise au procureur. Il doit se prononcer sur d’éventuelles poursuites.
«Alors que nous collions l’affiche, les policiers sont arrivés à notre hauteur. Ils voulaient savoir ce que nous collions, nous ont laissé finir – sûrement pour attendre un flagrant délit – avant de nous emmener», raconte Thomas Thimonier, président de l’Unef La Rochelle.
Au poste, les policiers ont voulu savoir où les étudiants avaient collé les affiches et ce qu’ils en pensaient. «Une question m’a particulièrement surpris. Ils m’ont demandé : "Si Monsieur Sarkozy avait une croix gammée sur le front ou faisait un salut hitlérien, auriez-vous collé l’affiche ?" » se souvient Thomas Thimonier. Même s’il reconnaît que l’affiche «est assez choquante», il estime la situation «aberrante». «La susceptibilité du président est défendue par la police» estime pour sa part Juliette Griffond, responsable de la communication de l’Unef.
L’affiche, qui commence à être placardée dans toute la France, fait aussi parler d’elle en région parisienne. Certains membres de l’Unef de l’université Paris 12 de Créteil (Val-de-Marne) croient savoir que des instructions auraient été données par l’administration pour arracher ces affiches quand elles seront collées. A la présidence de l’université, on assure en revanche «qu’aucune consigne particulière n’a été donnée en ce sens».
Les étudiants de La Rochelle seront-ils au final poursuivis au titre d’offense au chef de l’Etat, chef d’accusation qui figure dans la loi sur la liberté de la presse de 1881 ? Il n’a pourtant pas été utilisé depuis Georges Pompidou. Quant aux médias, ils s’intéressent encore peu à l’affaire, hormis les médias locaux. Et si la télévision belge lui a consacré un reportage, les téléspectateurs français peuvent encore attendre.
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